« Il est urgent de saisir l’ampleur du problème » pour The Coral Planters, à Anglet

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Pour l’association The Coral Planters, s’implanter à Anglet s’imposait comme une évidence : « Tous les membres viennent du Sud-Ouest et on voulait être proches de l’océan », confie Amélie Carraut, coordinatrice de projet et unique salariée de la structure. En 2022, des locaux sont trouvés sur l’allée Andromède. L’équipe s’installe et développe son activité de restauration de coraux.

Pour l’association The Coral Planters, s’implanter à Anglet s’imposait comme une évidence : « Tous les membres viennent du Sud-Ouest et on voulait être proches de l’océan », confie Amélie Carraut, coordinatrice de projet et unique salariée de la structure. En 2022, des locaux sont trouvés sur l’allée Andromède. L’équipe s’installe et développe son activité de restauration de coraux.

Les premiers spécimens rejoignent les profondeurs des Maldives en 2017, date de création de l’association. Les fondateurs, Sébastien Stradal et Thomas Le Berre, restent marqués par El Niño, un phénomène météorologique qui participe au réchauffement des océans, survenu en 2016. Les récifs coralliens avaient alors souffert, la chaleur participant à la disparition des algues collées aux coraux qui leur apportent les nutriments essentiels à leur survie. 20 % des massifs mondiaux avaient disparu.

« Les gens essaient de faire quelque chose à leur échelle. Pour un cadeau, ce n’est pas matériel, c’est un geste un peu plus attentionné »

Entre 10 et 590 euros

Ils souffrent aussi des rejets de CO2. Absorbé par les océans, celui-ci participe à leur acidification. Des conditions qui ne conviennent pas aux animaux au squelette calcaire comme les coraux. Face à ce constat, Sébastien et Thomas décident de participer à la restauration des récifs et créent The Coral Planters.

Après avoir travaillé sur le terrain, Amélie Carraut a rejoint l’équipe à Anglet.

Après avoir travaillé sur le terrain, Amélie Carraut a rejoint l’équipe à Anglet.

Elsa Teiton

Sur le site Internet de l’association, chacun peut adopter un fragment de corail ou un massif entier. Les prix varient entre 10 et 590 euros. « C’est bien une adoption, pas un achat, les personnes qui adoptent un corail ne peuvent pas venir aux Maldives chercher leur corail et l’emporter », souligne Amélie Carraut.

Chaque récif porte un numéro transmis aux bienfaiteurs avec un certificat d’adoption. Ils reçoivent ensuite tous les six mois une photo de leur corail pour suivre son évolution. Environ 17 000 fragments ont été adoptés pour le moment. « Les gens essaient de faire quelque chose à leur échelle. Pour un cadeau, ce n’est pas matériel, c’est un geste un peu plus attentionné. »

Jusqu’à 15 m de profondeur

Les zones choisies pour les plantations correspondent à des endroits dépeuplés à la suite d’événements climatiques. Une étude d’impact est réalisée pour déterminer si les fonds marins peuvent à nouveau accueillir des spécimens. Ils sont ensuite sélectionnés par un spécialiste, présent sur les lieux où travaille l’association : les Maldives et l’île Rodrigues. Les cellules de coraux proviennent de l’océan, ou de « zones de nurserie » sur place. Elles sont transplantées sur des structures en métal, recouvertes de sable et de résine, et positionnées à 3, 10, ou 15 mètres de profondeur en fonction des espèces. « C’est comme dans le jardinage, on fait du bouturage sous l’eau », explique Amélie Carraut.

Les fragments de coraux adoptés sont fixés à des structures métalliques recouvertes de sable et de résine.

Les fragments de coraux adoptés sont fixés à des structures métalliques recouvertes de sable et de résine.

The Coral Planters

Lorsque les coraux atteignent la maturité sexuelle à 3 ou 4 ans, ils se reproduisent et se multiplient. Branchus, en forme de boules ou encore de tables, il existe des espèces bien différentes. Certaines gagnent jusqu’à 10 centimètres par an, d’autres ne s’allongent que de 2 millimètres. Avec 94 % de réussite, l’association déplore peu de pertes chaque année.

Amélie Carraut relève la part importante de l’action humaine dans la disparition des coraux : « Il faut une action politique à grande échelle pour atténuer l’impact de l’activité humaine. » En 2021, l’association décide de mener des actions de sensibilisation auprès des plus jeunes et lance le programme Edu’Coral. À travers cinq ateliers, les scolaires de la Côte basque sont sensibilisés à la place des coraux dans l’écosystème marin.

L’écosystème marin en danger

L’objectif est d’étendre les publics : « Les gens qui vivent près de l’océan savent mieux ce qu’est un corail, nous voudrions aller plus dans les terres, au niveau national. » Les récifs coralliens les plus proches vivent en eau froide. Ils se trouvent au niveau du gouf de Capbreton.

Pour le moment, l’association se limite aux coraux d’eau chaude. Des projets sont en cours d’évaluation pour étendre les actions à de nouvelles zones géographiques. Amélie Carraut insiste : « 25 à 30 % des animaux marins dépendent des coraux. Tout l’écosystème marin est en danger avec la disparition des coraux. C’est comme si la forêt disparaissait pour les animaux. »

Habitat, nourriture, protection : les coraux remplissent plusieurs fonctions. Les vagues se cassent également sur les barrières de corail, ce qui protège les côtes de l’érosion. Pour Amélie Carraut, il est « urgent de saisir l’ampleur du problème de la disparition des coraux pour pouvoir agir ».

Source : https://www.sudouest.fr/pyrenees-atlantiques/bayonne/adopter-un-corail-pour-lutter-contre-leur-disparition-il-est-urgent-de-saisir-l-ampleur-du-probleme-pour-the-coral-planters-a-anglet-16390757.php

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Date de Publication : 2023-08-28 17:03:26

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